LE PAPIER D'ISIS I CHAPITRE 1

LE PAPYRUS D’ISIS

Frances Cress Welsing, M. D. (Third World Press, Chicago, 1991)

Un Commentaire suivi de Comptes-rendus des 25 Chapitres en Français de

Lillie Elizabeth Trent

Candidate au Doctorat en Litterature comparer a

l’UniversitÈ de Paris X – Nanterre

Directeur de Thèse : Dr. Claude De Grève

Commentaire

En 1969, Neely Fuller a publié un traité intitulé The United Independant Compensatory Code/System/Concept: a textbook/workbook for thought, speech and/or action for victims of racism (white supremacy). Il reconnai  qu’il n’y a qu’un seul racisme fonctionnel dans le monde: la suprematie blanche. Pour Fuller, les modes de pensé, de langage, et d’actions pratiqué a des degré divers par la plupart des gens du monde blanc deroulent d’un seul fait : la plupart des Blancs haïsent le Noir parce qu’ils ne sont pas des Noirs.

Le Docteur Cress Welsing, une femme psychiatre exerçant à Washington, D.C. et qui sert une jeune clientèle noire, a lu Neely Fuller à une période où elle cherchait des réponses aux questions muettes que lui posaient ses patients. Impressionnée par le fait que le concept d’un système de domination blanche sur le monde non-blanc pouvait expliquer la réalité sociale d’une situation difficile de « non-blanc », elle s’est appesantie, en tant que psychiatre, sur une force motivante possible, à la fois aux niveaux individuels et de groupes. Elle a pensé que cette force motivante pouvait expliquer l’évolution de ces modèles de comportement social qui fonctionnent dans tous les domaines de l’activité humaine (économie, éducation, divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe et guerre). Le résultat de sa réflexion fut La Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs et du Racisme (suprématie blanche) : (une théorie psychogénétique et une vue du monde) (1970).

Pendant dix-neuf ans, le Dr Cress Welsing a écrit des traités (présentés devant  l’American Medical Association) exposant sa théorie, soutenue par sa connaissance particulière des symboles qui aident à démasquer la suprématie blanche globale (ex.., le symbolisme des pistolets et d’autres armes, le symbolisme des jeux de balles, le symbolisme du viol, le symbolisme des billets de banque et de l’or, le symbolisme de la boxe, le symbolisme des objets à fumée, etc.).  Son œuvre est capitale pour les Noirs et tous les non-Blancs du monde qui sont infériorisés par les racistes blancs. Cette œuvre propose des réflexions, une théorie scientifique ainsi que sa formulation synthétique à tous ceux qui veulent s’en sortir. Mais pour y parvenir il faut lire The Isis Papers.

Le Dr. Cress Welsing ne dit nulle part que les Blancs furent des esclaves des Egyptiens nègres (les Blancs et les sémites furent esclaves sous les Ramsès et même avant). Donc ils ont deux raisons de haïr la race noire :

1.d’avoir été écartés de l’Afrique à cause de leur état d’albinisme

2.d’avoir été combattus et réduits en esclavage à chaque fois qu’ils sont venus s’attaquer à l’Egypte (voir Cheikh Anta Diop, Nations Nègres et Culture et/ou Civilisation ou Barbarie).

Quand on est Noir, il faut faire preuve de patience et de dignité humaine pour ne pas détester les Blancs, étant donné leur cruauté et leurs mensonges à notre égard. Et pourtant, nous autres aliénés de la diaspora noire éprouvons difficilement de la haine pour notre ennemi ; nous avons tendance même â le « singer ». Quant aux Africains, ils conservent leur identité culturelle, mais les Blancs leur ont tout volé : richesses, peuples, autonomie, moyens de survie économique, et mode de vie paisible. Les religions chrétiennes et musulmanes ne nous ont pas rendu service non plus ! Disons que La Bible et Le Coran  ont servi à nous tranquilliser pendant que les militaires et les commerçants blancs faisaient la sale besogne. Heureusement, à toutes les époques, certains individus des deux races, armés d’un vrai amour de leur prochain, ont accompli l’impossible : vivre en harmonie (par des échanges intellectuels et culturels, par l’amitié et la fraternité entre jeunes, par l’estime mutuelle dans les domaines du travail, du sport, et parfois par des relations personnelles). La religion a parfois été pour quelque chose dans ces rapports. Mais d’une façon ou d’une autre, les Noirs ont pu endurer les agressions des Blancs ; ils se sont souvent montrés dignes, tolérants, et même supérieurs à leurs agresseurs. Selon Cheikh Anta Diop :

Le berceau des Noirs (la vallée du Nil, depuis les Grands Lacs jusqu’au Delta, en passant par le Soudan dit « anglo-égyptien ») était caractérisé par une abondance des ressources de la vie. Le caractère sédentaire et agricole de la vie et les conditions spécifiques de la vallée du Nil vont engendrer chez le Nègre une douce nature, idéaliste et généreuse, pacifique, imbue de l’esprit de justice, gaie… Tandis que la férocité de la nature dans les steppes eurasiatiques, l’infertilité de ces régions, l’ensemble des conditions matérielles dans ce berceau géographique, forgeront chez l’homme les instincts nécessaires à son adaptation au milieu… Tous les peuples de ce berceau, qu’ils soient blancs ou jaunes, auront l’instinct de conquête, parce qu’ils auront tendance à s’évader de ce milieu hostile… L’homme de ces régions est resté longtemps nomade. Il est cruel1 .

A mon avis, le but final qui devrait etre visÈ par la Theorie Cress est de ramener l’humanitÈ a se comprendre, a vivre ensemble sur cette planete et dans l’univers. A cette fin, tous les hommes et toutes les femmes de toutes les couleurs doivent  accepter les origines noirs de l’humanitÈ, puisque des savants, a commencer par Cheikh Anta Diop, les ont longuement mises a jour et puisque tous les Anciens constatairent que l’Egypte ancienne etait noire ! Tous les Blancs (leucodermes) doivent assumer leur part de responsabilitÈ (ou celle de leurs egaux) pour le genocide des Noirs et des non-Blancs commis par l’Occident. Ils doivent egalement avouer leur anxitÈ, leur alienation et leur agression constante vis-a-vis des melanodermes. Les savants grecs sont les premiers coupables parce qu’ils faisaient regulierement des stages d’initiation dans les temples egyptiens (entre autres, Platon et Eudoxe 13 ans, Democrite 5 ans, Pythagore plus de 20 ans, Homere et Aristote plusieurs annees), mais une fois rentrer, ils faisaient figure d’innovateurs, passant sous silence leur apprentissage des hierioglyphes et des sciences egyptiennes. Ce refus des savants blancs et de la collectivitÈ blanche d’admettre, ‡ voix haute, qu’ils doivent et leur origine et leur science aux Noirs, est en partie responsable de tous nos maux. L’_vre de Cheikh Anta Diop et ce livre de Cress Welsing devraient figurer sur les listes de lectures exigers des lyceens et des universitaires de tous les continents. Ensuite il incombe aux Peuples de couleur (noirs, asiatiques, indiens, metis, semites) mondiaux de connaitre et d’interioriser ces lectures. Pour les autodidactes et les analphabetes, les universiter du tiers monde devraient mettre sur pied un enseignement oral et/ou televisÈ.  Les Peuples de couleur pourront ainsi se debarrasser, enfin de leur complexe d’inferioritÈ (ou parfois de superioritÈ) vis-a-vis des Blancs. Car ces complexes sont axer sur _ce que pensent les Blancs ª ou bien _ce que je suis par rapport aux Blancs ª. Eventuellement, le pansement des plaies du racisme et la cicatrisation pourront commencer et de nouveaux comportements (bases sur la connaissance de la veritÈ) pourront s’affirmer.

            Sur les plans politiques et culturels, les non-Blancs doivent s’unir, se forger des alliances, commencer par l’unité africaine continentale et l’unité de l’Afrique et de sa Diaspora. Quand cette unité se fera (et elle peut se faire en une génération), tous les autres problèmes d’ordres économiques, sociaux ou militaires se résoudront sans trop de dégâts.

            A ce propos, le premier sommet des Chefs d’Etat africains et des responsables africains-américains s’est tenu à Abidjan en avril 1991. Ce rassemblement sans précédent a précédé deux événements programmés en 1992 et qui auront un effet majeur sur le destin des Africains et Africains-Américains : l’unification de l’Europe et la célébration du cinquième centenaire de la rencontre de deux mondes, conséquences du voyage de Christophe Colomb depuis l’Europe jusqu’à ce qui est devenu l’Amérique. Dans les paroles du Docteur Sheila S. Walker, rapporteur du sommet :

Pour les Africains et les Africains-Américains, cette rencontre des deux mondes devrait être appelée et comprise comme une séparation de deux mondes. C’est à dire il y a cinq cents ans l’Afrique et ses enfants ont cessé d’être un monde unique pour devenir deux mondes séparés par l’oppression, mais liés par un héritage commun… L’Afrique n’est plus seulement un peuple continental, mais plutôt un peuple transnational, et pour nous de penser et d’agir en conséquence… Il y eut des tentatives continuelles pour nous couper de notre héritage culturel et du peuple qui le représente. L’intention sous-jacente a été de bien faire de nous une population qui ne voit que ses origines dans la défaite et l’oppression ; et que cette défaite et cette oppression soient pour nous les seules sources de références de notre identité. L’Afrique offre aux Afro-Américains une chance de nous redéfinir et de nous établir solidement comme ayant naturellement un important rôle à jouer dans les affaires internationales. L’Afrique a besoin de l’aide des Africains-Américains pour le progrès matériel. Ainsi par leur retour en Afrique et leur collaboration étroite avec les Africains, ils contribueront à développer les immenses richesses potentielles du continent. Cette collaboration permettra aux Africains-Américains de mettre fin à leur privation culturelle et d’assumer en tant qu’acteur global toutes les potentialités qu’ils possèdent…

Devant l’unité des Noirs, les autres non-Blancs cesseront de s’identifier aux Blancs, de nier leur part de sang noir. Alors, des alliances se forgeront entre eux, en dépit de tout ce que les Blancs pourront faire pour les casser. Entre eux, les non-Blancs du monde possèdent toutes les richesses premières y compris les valeurs spirituelles et les matières génétiques tant convoitées par les autres. Un petit pays comme le Japon a donné des leçons à l’Occident. Les non-Blancs du monde doivent exiger que les pays blancs indemnisent les autres pour leurs crimes contre l’humanité (rapt, viols, pillage, génocide) ! A cette fin, le chef Abiola, milliardaire nigérian, a fait don à l’O.U.A. d’une somme de 500 000 dollars qui doit lui permettre d’évaluer les réparations dues à l’Afrique pour la traite des esclaves et l’exploitation coloniale. Il estime que la communauté internationale devrait au moins 25 milliards de dollars aux Africains2.

Comme disent Frantz Fanon et Aimé Césaire, il faut aller vers un nouvel humanisme, libérer les hommes d’eux-mêmes.

Le tam tam baragouine le message cosmique. Seul le nègre est capable de le transmettre, d’en déchiffrer le sens, la portée…3.

Et voici le nègre réhabilité, ‘debout à la barre’, gouvernant le monde de son intuition, le nègre retrouvé, ramassé, revendiqué, assumé… alertant les antennes fécondes du monde, planté dans l’avant-scène du monde, aspergeant le monde de sa puissance poétique… J’épouse le monde ! Je suis le monde ! Le Blanc n’a jamais compris cette substitution magique. Le Blanc veut le monde ; il le veut pour lui tout seul… Il l’asservit. Il s’établit entre le monde et lui un rapport appropriatif. Mais il existe des valeurs qui ne s’accommodent qu’à ma sauce… Entre le monde et moi s’établissait un rapport de co-existence. J’avais retrouvé l’Un primordial…4

La lecture de Cheikh Anta Diop, Frantz Fanon, Aimé Césaire, Cress Welsing (parmi d’autres) nous convainc en tant que Noire, qu’effectivement, il existe des valeurs qui ne s’accommodent pas aux Blancs. Afin de mieux faire ressortir ces valeurs, il nous faut la lecture de Cheikh Anta pour la rigueur scientifique, la lecture de Césaire pour l’énonciation poétique, la lecture de Fanon pour l’élément psycho révolutionnaire, et  la lecture de Cress Welsing pour une nouvelle explication psychologique des symboles et des comportements.

D’aucuns trouveront que le Docteur Cress Welsing élabore une théorie raciste. Qu’ils lisent tous les comptes-rendu jusqu’ici au bout avant de se prononcer, car sa théorie n’a pas été élaborée au hasard. Elle dissèque chaque aspect de la vie aux Etats-Unis où les Noirs se trouvent être une minorité. Depuis Gunnar Myrdal (Le Dilemme américain) elle est la première à aller droit au but : démasquer le système de la suprématie blanche. Elle le fait pour que les Noirs et les non-Blancs ne soient pas dupes, pour qu’ils puissent être libérés, une fois pour toutes, de leurs angoisses, de leurs complexes. C’est un livre qui s’adresse surtout au lecteur noir, mais peut intéresser tout le monde. Les Blancs de bonne foi ne doivent pas craindre de découvrir certaines vérités qu’il n’est plus possible de passer sous silence. La grande déesse noire, Isis, dont le culte a duré en Egypte plus de trente-cinq siècles, et été observé comme religion universelle près de mille ans, a inculqué aux peuples de la terre les principes de justice (maat, en égyptien) et d’humanisme5. C’est certainement pour cette raison que Cress Welsing a intitulé son livre The Isis Papers. Isis, grande patronne de la justice, dont le culte a ouvert la voie au judaïsme et au christianisme, veille encore sur nous tous.

N.B. : Qu’il me soit permis de remercier mes amis, le Dr. Théodore Ette et Dr. Henri Gadou, de leur aide précieuse.                    Lillie Elizabeth Trent, Juillet 1992

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 1 : La Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs et du Racisme (suprématie blanche): une théorie psychogénétique et une vue du monde (1970)

Hormis la religion, une bonne partie de la connaissance, connue sous le nom de science, postule que tous les phénomènes observables peuvent être expliqués, du moins circonscrits par l’investigation et l’analyse de l’esprit humain. Le racisme (ou suprématie blanche) étant perçu comme le phénomène observable le plus important de nos jours, les sociologues et autres scientifiques devraient donc pouvoir y trouver une explication. Dans ce petit monde d’aujourd’hui, au moins les trois quarts des humains sont « non-blancs » et sont sujets à la domination, à travers leur quotidien, soit directement soit indirectement, par une minorité se définissant comme « blanche ». Le racisme a été décrit et défini de diverses manières (Cf. Gullattee, Comer, Butts et Pinderhughes). Toujours est-il qu’à mon point de vue, le commentaire fait par Oliver C. Cox dans Caste, Class and Race, qui affirme qu’il n’y a jusqu’ici aucune théorie consistante des relations entre races, prévaut toujours.

Neely Fuller, dans son traité (1969), observe que contrairement aux idées actuelles, il n’y a qu’un seul racisme fonctionnel dans le monde : la suprématie blanche. La seule définition valide et opérationnelle du racisme est la suprématie blanche ; qu’elle que soit la revendication des « non-Blanc » à l’indépendance économique et/ou politique, en dernière analyse, ils seront toujours victimes du processus de la suprématie blanche. Fuller explique que le racisme est un système opérationnel universel de la domination et de la suprématie blanche auquel participe la majorité du monde blanc ; ce n’est pas une question d’évolution économique qui en est à la base. Au contraire, il révèle l’inadéquate analyse de telles théories en suggérant plutôt que les divers systèmes économiques tels le capitalisme, le communisme et le socialisme sont autant de dispositifs raffinés utilisés pour atteindre les buts primaires de la domination blanche : l’établissement, la maintenance, l’expansion et le perfectionnement de la domination mondiale par des membres d’un groupe qui se classe lui même comme « race » blanche. Fuller suggère que le mot race n’a plus sa signification biologique et qu’il s’agirait plutôt d’organisation. Son concept de couleur amplifie l’assertion faite par W.E.B. du Bois (1903) dans The Souls of Black Folk que le problème de la couleur est un grand problème de ce vingtième siècle. Le poids crucial dans le travail de Fuller est la description des relations entre « non Blancs » et « Blancs ».

Impressionnée par le fait que le concept d’un système de domination blanche sur le monde « non blanc » pouvait expliquer la réalité sociale d’une situation difficile de « non blanc », l’auteur (Dr. Cress Welsing) s’est appesantie, en tant que psychiatre, sur une force motivante possible  à la fois aux niveaux individuels et de groupes. Elle a pensé que cette force motivante pouvait expliquer l’évolution de ces modèles de comportement social qui fonctionnent dans tous les domaines de l’activité humaine (économie, éducation, divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe et guerre). Pour Fuller, tout ceci a trait aux modèles de pensée, de langage et d’action pratiqués à des degrés divers par la plupart des gens du monde blanc. Le seul commentaire qu’il a fait sur l ‘étiologie est que :

La raison qui fait que la plupart des Blancs haïssent le Noir est que les Blancs ne sont pas des Noirs.

Le Docteur Cress soutient que la qualité d’être blanc est effectivement une insuffisance ou un état relatif de déficience génétique, basée sur l’incapacité génétique de produire la mélanine pour la pigmentation de la peau. Ainsi, la grande majorité des habitants de cette planète ne doit pas se croire condamnée au désespoir, la couleur étant normale pour les êtres humains, et l’absence de couleur, anormale. En plus, cette absence de couleur agit toujours comme une récession génétique par rapport au facteur génétique dominant de la production de la couleur. La couleur annihile toujours (d’un point de vue phénotypique et génétique) la non-couleur, blanche. Les Noirs possèdent le plus grand potentiel de couleur, les bruns, les rouges et les jaunes possédant respectivement moins. Ceci est la base génétique et psychologique de La Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs et du racisme (suprématie blanche).

La Théorie Cress affirme que les Blancs ou Européens, à la couleur déficiente, ressentent une profonde insuffisance numérique et une infériorité de couleur, dans leurs rapports avec les gens de couleur. Comme on peut s’y attendre dans le cadre des théories psychologiques modernes, les Blancs, pour se défendre, ont développé un sens incontrôlable de l’hostilité et de l’agression. Cette attitude a continué de se manifester à travers l’histoire des confrontations des masses entre Blancs et hommes de couleur. Le fait que l’hostilité et l’agression initiale viennent seulement des Blancs est rapporté dans de nombreuses revues, journaux et livres écrits par des Blancs. Les faits enregistrés indiquent aussi que ce n’est qu’après de longues périodes grands abus que les gens de couleur ont répondu défensivement par toutes les formes de contre-attaque. Cette réaction psychologique, expression d’un embarras, a été dirigée contre tous les gens capables de produire de la mélanine. Cependant, l’agression la plus brutale a été dirigée contre les Noirs, qui avaient le plus grand potentiel de couleur et, par conséquent, sont les plus enviés et les plus craints dans la compétition génétique des couleurs.

L’expression de l’insuffisance numérique et de l’infériorité générique due à la couleur conduisit les Blancs à mettre en œuvre un nombre impressionnant de mécanismes psychologiques de défense dévastateurs pour les gens de couleur. La manœuvre initiale de défense psychologique était la répression de la conscience initiale et douloureuse d’insuffisance. La défense initiale de l’Ego fut renforcée par une foule d’autres mécanismes de défense. Un des plus importants de ces mécanismes de défense a été la « formation par réaction », une réponse qui convertit (au niveau psychologique) quelque chose de désiré et envié mais totalement inaccessible en quelque chose de discrédité et de méprisé. Les Blancs désirant avoir une peau de couleur mais incapables d’atteindre ce but, proclamèrent (consciemment ou inconsciemment) que la couleur de la peau les dégoûtait, et commencèrent à attribuer des qualités négatives à la couleur -- spécialement à la couleur noire.  De façon intéressante, le terme « non blanc » est une double négation débordant sur une affirmation positive. C’est peut être un lapsus freudien dans lequel l’utilisation du langage révèle intimement la première dynamique psychologique.

L’envie pour les blancs d’avoir une peau de couleur peut se remarquer aux tout premiers signes du printemps ou de l’été quand ils commencent à se dépouiller de leurs vêtements (en autant de pièces que le permettent  les lois), laissant souvent leurs peaux se brûler sévèrement  dans leur tentative d’ajouter quelque couleur à leurs corps pâles et se rendant et se rendant ainsi vulnérables au cancer de la peau dans ce processus. La plupart des produits cosmétiques sont autant de tentatives pour ajouter de la couleur à la peau blanche. De telles compositions de couleur sont prévues pour les mâles et les femelles blancs. Et finalement, d’énormes millions de francs sont dépensés annuellement en produits chimiques annoncés comme étant capables d’augmenter le potentiel de tannage des blancs. Le fait que des Noirs ont essayé de changer la couleur de leur peau en blanc ne diminue pas la force de cette argumentation par le fait qu’il peut être facilement démontré que ces non-blancs sont en train de répondre aux conditions sociales déjà établies, de la suprématie blanche. Un tel processus, comme on l’a vu chez les Noirs et autres non-blancs, peut être décrit comme une identification avec l’oppresseur.

Un autre exemple de défense du type « formation-réaction » est l’élaboration du mythe de la supériorité génétique blanche qui continue d’être renforcé assidûment (noter les analyses récentes de Jensen, acceptées à tous les niveaux de la structure sociale blanche). Etant conscients de leur relative inaptitude à produire la couleur de peau, les Blancs construisirent le mythe de la supériorité génétique blanche. En outre, les Blancs entreprirent l’énorme tâche de développer une structure sociale, politique, et économique qui supporterait le mythe de l’infériorité des Noirs et autres non-Blancs.

Une manœuvre de défense psychologique supplémentaire utilisée par les Blancs a été celle de la projection. Sentant une extrême hostilité et une haine féroce envers les non-Blancs, les Blancs commencèrent à élaborer des schémas faisant d’eux une race haïe par les non-Blancs. Dans beaucoup de cas, ce mécanisme a servi à atténuer occasionnellement le sentiment de culpabilité des Blancs dans leur impulsion d’agression contre les Noirs et autres gens de couleur. Un autre exemple, peut être spécial, de l’utilisation de la projection, est le désir historique continuel des Blancs de relations sexuelles avec les non-Blancs, un désir auquel les mâles blancs se donnent libre cours à travers le monde. Ce profond désir a été projeté sur les mâles et femelles noirs et s’est manifesté par la notion que les gens de couleur ont des désirs sexuels pour les mâles et femelles blancs. La Théorie de la Confrontation des couleurs postule que les Blancs désirent encore et encore bien des rapports sexuels avec les non-Blancs, mâles et femelles, parce que c’est seulement à travers cette voie que les Blancs peuvent achever l’illustration d’être capable de produire de la couleur.

La rage implacable suscitée contre l’idée d’une relation sexuelle entre l’homme noir et la femme blanche, qui a été longtemps un thème dominant dans la culture de suprématie blanche est considérée par la Théorie de la Confrontation des Couleurs comme la résultante de l’intense crainte du mâle blanc de la capacité du mâle noir d’accomplir la plus grande attente de la femelle blanche, qui est celle de concevoir et de mettre au monde un enfant de couleur. Il y a d’autres conduites sexuelles pratiquées par quelques Blancs, qui peuvent être éclairées par la thèse de la confrontation des couleurs. Par exemple, dans son autobiographie, Malcolm X affirma que la perversion sexuelle qu’on lui demandait d’opérer le plus souvent, était pour lui, en tant que mâle noir, d’avoir des relations sexuelles avec des femelles blanches, en leur présence, pendant qu’ils (les Blancs) regardaient. Ce modèle de conduite de la part des mâles blancs, au lieu d’être rejeté comme une perversion, peut être compris quand il est vu comme l’identification fantasmée du mâle blanc avec la capacité du mâle noir de donner les produits conceptuels de couleur aux femelles blanches – quelque chose que les femelles blanches désirent désespérément mais que les mâles blancs ne peuvent réaliser. D’autres témoignages vivants sont donnés par les mâles noirs qui se sont engagés dans des rapports sexuels avec les femelles blanches. Ces hommes rapportent qu’une expression fréquente des femelles est qu’elles souhaitent avoir des bébés noirs.

La Théorie de la Confrontation des Couleurs explique aussi pourquoi les testicules des males noirs etaient les parties du corps que les males blancs attaquaient dans la plupart des lynchages (contre les Noirs) : les testicules gardaient les elements genetiques puissants producteurs de couleur. De la meme manier, la focalisation des males blancs et des femelles blanches sur la taille des penis des males noirs est vue par la Theorie Cress comme un delacement  du sujet genetique de la production de couleur dans les testicules. Puisque le fait de l’envie de couleur doit etre reprimÈ, le desir de couleur ne peut jamais etre mentionnÈ dans les collapsus de la structure psychologique blanche entier. C’est pourquoi l’attention est deplacer vers un objet ou symbole moins menaçant – le penis.

Enfin, la dégradation du sexe dans la culture de suprématie blanche, offre un autre comprendre la dynamique de l’auto aliénation des Blancs au plan de leur apparence physique. Au niveau le plus important, le sexe du Blanc peut être considéré comme une reproduction de sa propre image, de son « moi » et de son espèce. Selon la Théorie de la Confrontation des Couleurs, la culture de suprématie blanche dégrade l’acte du sexe et le processus de l’auto-reproduction parce que, pour les Blancs tous les deux sont réflecteurs de la blancheur et, en retour, de leur incapacité à produire de la couleur. Cette déficience est clairement méprisée et est affirmée plus explicitement dans les religions et les philosophies morales de la culture de suprématie blanche. Cependant, cette manière de dégrader l’acte sexuel ne se rencontre pas dans les cultures non blanches. En réalité, c’est le contraire : l’acte de reproduction est tenu dans la plus grande estime, comme cela est reflété dans les pratiques artistiques et religieuses des non-Blancs. Les pratiques artistiques et religieuses de l’Inde et de l’Afrique offrent des témoignages forts et continus de ce fait. Chez les Blancs, cette source initiale du sentiment d’aliénation de soi et de l’acte qui façonna leur image, trouve une expression conséquente dans leur processus de pensée, leurs philosophies religieuses, leurs codes moraux, leurs actes sociaux et la structure sociale entière.

Les psychiatres et autres scientifiques étudiant le comportement utilisent souvent les modèles de comportement ouvert envers les autres comme une indication de ce qui est ressenti fondamentalement au sujet de soi-même. Si la haine et le manque de respect sont manifestés envers d’autres, la haine et le manque de respect sont ressentis le plus souvent au niveau le plus profond envers soi-même. Les facettes des autres modèles de comportement à l’intérieur du cadre culturel de la suprématie blanche supportent une telle analyse. Par exemple, plusieurs écrivains blancs, dans toutes les parties du monde, expérimentent et écrivent sur leur profond sens d’auto aliénation. En plus, quelques-uns des comportements sociaux courants, considérés par les Blancs comme allant à l’encontre de l’idéologie et des valeurs de la structure sociale blanche, bien que non décrits par la terminologie utilisée ici, peuvent être, à un certain niveau, tenus pour l’expression du même fond d’aliénation par rapport à la couleur blanche. Ainsi les « hippies » et les « marginaux » en laissant la saleté s’accumuler sur eux, en un sens, ajoutent de la couleur à leur peau. En laissant aussi leur chevelure faciale proliférer, ils se couvrent avec la seule partie de leurs corps qui ait une couleur substantielle, leur chevelure. Ces tentatives folles faites par les Blancs pour contrecarrer ce sentiment d’aliénation prennent la forme de pratiques sexuelles libres et ouvertes, et d’orgies sexuelles. De telles tentatives resteront sans effet parce que, une fois encore, le centre du problème est un sentiment d’aliénation dû à leur propre manque de couleur (décoloration) et, ensuite, aux constructions et représentations que les Blancs ont élaborées autour de ce centre psychologique depuis des siècles.

L’incapacité foncière des Blancs à vivre et à fréquenter l’école avec des non-Blancs se traduit dans la structure de l’habitat et dans le système éducatif à travers le monde entier. En termes de confrontation des couleurs, cette incapacité est vue comme une gêne (un malaise) vécue par les Blancs dans les situations où, en côtoyant leurs voisins de couleur, ils doivent faire face quotidiennement à leur insuffisance de couleur. Il y aussi le fait que le mythe de la supériorité blanche est mis en défaut dès que, au plan social et économique, les mêmes opportunités s’offrent à la fois aux Blancs et aux non-Blancs. Par rapport au paramètre de la couleur, la personnalité du Blanc ne peut être stabilisée qu’en maintenant les Noirs et les non-Blancs dans des positions nécessairement inférieures. La situation d’une proximité massive des Noirs est intolérable pour les Blancs parce que les Noirs sont, de façon inhérente, plus que des égaux. Les gens de couleur auront toujours quelque chose de nettement visible que les Blancs ne pourront jamais avoir ni produire : le facteur génétique de couleur. Toujours, par rapport à la couleur, les Blancs se sentiront génétiquement inférieurs. La difficulté qu’ont les Blancs à accorder aux non-Blancs l’égalité sociopolitique et économique à l’intérieur de la structure de la suprématie blanche n’est  issue ni d’une idée morale, ni d’un besoin politique ou économique, mais plutôt profond de leur propre condition d’inégalité au regard de leur infériorité numérique et de leur déficience de couleur. Ils ne peuvent compenser leur insuffisance de couleur qu’en se plaçant dans des conditions sociales supérieures. L’insuffisance de couleur de la blancheur nécessite une structure sociale basée sur la supériorité blanche. Seul le « Tokenism » peut être toléré par un état psychologique de motivation où l’évolution du mythe du non-Blanc exceptionnel est utilisée, encore une fois, comme un mécanisme de défense.

La croyance en la supériorité sur les gens de couleur, l’attrait de l’accumulation des richesses matérielles et l’attrait de la culture technologique et la puissance sont les pierres angulaires de la culture universelle de suprématie blanche et sont vus, en termes de confrontation de couleurs, comme des réponses au profond sentiment d’insuffisance. Cette insuffisance (imperfection) n’est pas mesurée en termes de taille d’enfant comparée à celle de l’adulte, contrairement à ce que postulait Alfred Adler. C’est plutôt une insuffisance qui prend racine dans l’incapacité à produire de la mélanine. Cet état génétique est, dans le cas actuel, une variante de l’albinisme.

La Théorie de la Confrontation des Couleurs postule plus loin que les Blancs sont vulnérables du fait de leur insuffisance numérique. Cette insuffisance est apparente dans leur besoin instinctif de diviser la vaste majorité des non-Blancs en minorités partielles sujettes à la friction. Ceci est considéré comme une réponse fondamentale du comportement des Blancs à leur propre statut de minoritaire. La « race » blanche a structuré et manipulé ses propres processus de pensée et modèles de comportement, aussi bien que ceux de la majorité du monde non-blanc, de telle sorte que la minorité numérique réelle (les Blancs), se sente et se représente illusoirement comme la majorité dans le monde, tandis que la vraie majorité numérique (les non-Blancs), se sent et se considère elle-même comme une minorité. De façon intéressante, le fait demeure que le collectif blanc, chaque fois qu’il discute de la question de couleur, ne discute jamais d’aucun de ses groupes ethniques particuliers comme (étant) des minorités, mais se focalise constamment sur les divers groupes ethniques, groupes de langues et de religion des non-Blancs comme des minorités. Alors de gros efforts sont faits pour créer des conflits entre les groupes arbitraires. Ceci est une des méthodes clé par laquelle une minorité peut demeurer au pouvoir.  Le modèle de « division de friction et de conquête », observable à travers l’histoire partout où les non-Blancs sont confrontés aux Blancs, résulte de façon primaire de la déficience de couleur chez les Blancs, et secondairement de leur sentiment d’insuffisance numérique. Ce modèle, alors, est un ajustement compensatoire pour permettre le confort psychologique à travers la domination et le contrôle. (Voir Diagramme I). De façon similaire, la focalisation effrénée sur le contrôle des naissances du monde non-blanc tout entier est un autre exemple de la prise de, avouée ou non, Blancs de leur état de déficience numérique. La naissance des Blancs n’a jamais fait l’objet d’un accent particulier ; en réalité, il existe quelques gouvernements blancs qui donnent des dividendes aux citoyens pour une plus grande procréation. Ce qui est mentionné ci-dessus représente seulement quelques exemples choisis parmi des millions de grands et petits modèles de comportement pratiqués par les Blancs à une échelle variable.

Cependant ces exemples démontrent effectivement le besoin névrotique individuel et collectif de se focaliser sur la couleur, le sexe, la génétique, le nombre, la supériorité, l’infériorité, la suprématie blanche et le pouvoir.  La Théorie de la Confrontation des Couleurs soutient que les faits ci-dessus mentionnés peuvent être expliqués à partir du sentiment psychologique de la déficience de couleur et de l’insuffisance numérique. Les modèles de comportement individuels qui, au fil du temps, se développent en modèles collectifs, sociaux, institutionnels maintenant systématiques, sont perçus comme les origines du « système de suprématie blanche », opérant à un niveau universel comme les seuls racismes effectifs fonctionnels existant dans le monde d’aujourd’hui. De plus, le racisme (suprématie blanche), cette époque historique, est vu comme une contradiction sociale éclatée et la dynamique sociale majeure dominant toutes les autres en influençant les pratiques et décisions sociales universelles. La Théorie de la Confrontation des Couleurs reconnaît le racisme comme un des forces dominantes, déterminant le développement du caractère, la personnalité et le type de formation. C’est pourquoi une définition fonctionnelle du racisme (suprématie blanche) serait le syndrome de comportement de l’infériorité de couleur et de l’insuffisance numérique, individuel et collectif, qui inclut les modèles de pensée, de langage et d’action, comme cela a été vu parmi les membres de l’organisation blanche (race).

Quelles sont maintenant les implications de cette théorie ? Le fait majeur important est que pour la première fois depuis des siècles, les non-Blancs à travers le monde ont une base rationnelle pour comprendre, dans leurs nuances, les motivations du comportement individuel et collectif blanc.  La thèse de la Théorie de la confrontation des couleurs est que la            majorité des gens de ce monde, les non-Blancs, ont été placés dans des positions de subordonnés parce que, n’ayant jamais expérimenté un tel statut en termes de leurs propres processus et prémisses de pensée, ils n’étaient pas préparés à comprendre des modèles de comportement définis sur la base d’un sens des couleurs déficientes et des insuffisances numériques. Ceci est analogue à l’homme aux deux yeux, qui trouve, sinon impossible, du moins difficile de comprendre les modèles de comportement et les motivations de l’homme né congénitalement avec un œil, qui a toujours regardé la condition de l’homme aux deux yeux avec un antagonisme jaloux et, peut être, avec une certaine agressivité. Forts de cette intuition, de ce savoir et de cette compréhension des choses, les non-Blancs cesseront d’être vulnérables aux manœuvres de comportement individuel ou collectif des Blancs. Les non-Blancs seront moins vulnérables aux messages de supériorité blanche qui rayonnent à travers l’univers connu et s’infiltrent dans les cultures qui sont dominées par le système de la suprématie blanche. Cette compréhension aura une grande influence sur les ego en développement et sur les images qu’ont d’eux-mêmes tous les enfants des non-Blancs, ces enfants qui subissent les graves préjudices de la culture de la suprématie blanche. Et qui plus est, toutes les fois qu’ils seront confrontés à l’idéologie de la supériorité ou la suprématie blanche, les  non-Blancs comprendront que ce n’est qu’un ajustement psychologique compensatoire à un état de déficience génétique et générique ; ainsi, le message de la suprématie blanche peut être évalué et nié plus promptement. Ceci permet aux non-Blancs d’obtenir leur libération psychologique de la domination idéologique blanche qui affecte gravement le fonctionnement général des nin-Blancs. De plus, les non-Blancs seront moins exposés à être entraînés dans des conflits les une avec les autres, ce qui affaiblirait la domination continue du système de la suprématie blanche. En outre, les Blancs du monde entier pourraient vraisemblablement bénéficier d’une telle prise de conscience de ce qui est à la base des comportement qui les défient souvent. S’ils sont sincères dans leurs tentatives d’arrêter les pratiques de la suprématie blanche (racisme), les Blancs peuvent être capables de trouver des méthodes pour y parvenir, une fois la cause entendue. Peut-être qu’un psychiatre pourra développer une psychothérapie de masse (un théâtre thérapeutique anti-raciste) pour aider les Blancs à se sentir à l’aise avec leur couleur et leur nombre. Cependant, on peut prévoir un problème majeur qui naîtrait de la difficulté éventuelle qu’il y aurait à inciter les Blancs à renoncer (en partie) aux gains secondaires historiquement acquis à partir du système raciste. Il ne m’appartient pas de répondre à la possibilité, pour les Blancs, d’accepter cette analyse du problème blanc dans les relations humaines. Je sais que la plupart des gens de ce monde sont entrain de chercher une réponse au dilemme qu’on a appelé à un moment « le Dilemme américain ». Ils sont à la recherche d’un changement. Peut être la Théorie Cress de la Confrontation des Couleurs les aidera-t-il à réaliser ce changement. En tout cas, je me souviens du mot du biographe de Freud, Ernst Jones :

En dernière analyse, la justification de toutes les généralisations scientifiques est qu’elle nous permet de comprendre quelque chose qui autrement reste obscure.

Et, comme James B. Conant l’a affirmé :

Le critère d’une idée nouvelle réside non seulement dans son aptitude à relier des faits connus jusque-là, mais beaucoup plus dans sa capacité ou non à stimuler d’autres expériences et d’autres observations qui s’avéreront, à leur tour, fructueuses. Cet aspect dynamique de la science vu non comme une entreprise pratique mais comme un développement de schémas conceptuels, me semble être proche du cœur de la meilleure définition de la science.

Cet essai analyse le phénomène comportemental universel de la suprématie blanche (racisme), et le place dans le cadre et le contexte conceptuels d’une formation théorique. Les principes de base inhérents au spectre des relations couvrent tous les domaines d’activité de la vie entre les gens qui se classent eux-mêmes comme Blancs, et ceux que les Blancs ont classés comme étant des non-Blancs.

Diagramme I

La dynamique psychogénétique et sociale du racisme (suprématie blanche)

Facteur génétique : état d’insuffisance de couleur (blanche) ; un albinisme ou variante

Réponse psychologique individuelle ou de groupe ; développement de mécanismes psychologiques de défense

Système logique compensatoire : suprematie blanche

Pratiques comportementales compensatoires : (économie, éducation, divertissements, travail, législation, politique, religion, sexe, guerre)

« Système » et culture du comportement de la suprématie blanche à l’échelle du monde

Oppression systématique, domination et infériorisation de tout le monde pourvu de la capacité de produire des quantités suffisantes de mélanine de pigmentation de la peau : noirs, bruns, rouges et jaunes de la Terre

 (Traduction de Lillie Trent)

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 2 : L’origine de l’Aliénation, l’Anxiété et le Narcissisme (1980)

            

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