LES PAPIER D'ISIS 4 chapitre 12 A 16

LE PAPIER D’ISIS II

Ch 12: La Crainte des Noirs et l’Echec de l’Engagement analytique et idéologique noir(1979)

Il a été établi qu’un niveau extrêmement élevé de peur et un sentiment profond de vulnérabilité de l’existence peuvent entraîner l’ordinateur du cerveau humain dans des modèles inefficaces de la pensée circulaire. Dans te tels cas, les problèmes perçus sont évités et jamais résolus. Ceci est en opposition directe avec les modèles efficaces de la pensée linéaire qui procède en lignes droites, de la perception du problème et de l’analyse en profondeur aux modes définitifs de solution. Ces procédés sont valables tant pour les individus que pour les collectivités. Le sentiment d’impuissance naît de la peur et de la vulnérabilité, et des modèles de pensée circulaire résultants (par contraste avec la pensée linéaire) préparent une mise en scène de maladie mentale (comportementale et émotionnelle), remarquée de plus en plus parmi les populations opprimées.

La pensée circulaire part de la perception du problème, contourne le problème (par des lignes divergentes), pour retourner à la perception du problème sans l’avoir résolu. Les symptômes de cette pensée circulaire sont l’inquiétude et la plainte, les doléances obsessionnelles suivies d’une profonde crainte. Les structures logiques de l’ordinateur du cerveau sont court-circuitées par ce procédé de pensée. Par contre, la pensée linéaire évoque un mouvement progressif, de la perception du problème à sa solution, compatible avec le fonctionnement et la structure du cerveau en tant qu’organe qui résout les problèmes.

Les Noirs, partout où ils se trouvent sur la Terre, sont victimes du système dominant de la suprématie blanche qui les opprime ; ils ne sont pas les maîtres de leurs destins individuels et collectifs. Et ceci est le problème majeur, voire le seul problème qui les guette ! Ils ont été classés par les Blancs comme Noirs (et non-Blancs) par opposition à la réalité génétique du blanc. Cette réalité (de condition d’opprimés) est si horrifiante et douloureuse qu’elle entraîne la pensée circulaire. Aux U.S.A. surtout les Noirs refusent de reconnaître consciemment les faits des implications spécifiques de leur impuissance et de leur destruction dans le système de suprématie blanche. Donc, ils sont désorientés ; ils se débattent en pataugeant dans un vide idéologique, sans une perception où une analyse du racisme, ou du contre racisme scientifique. Il ne leur reste à faire que se quereller et rivaliser d’efforts pour dénicher quelques emplois, quelques subventions. Or, ils s’imaginent que la vraie lutte est dans la différence entre les classes sociales noires ou entre les mâles noirs et les femelles noires. Toutes leurs énergies et tous leurs efforts psychologiques sont consacrés (individuellement et collectivement) à nier le vrai problème de la confrontation Noirs/Blancs, de la suprématie blanche. Car se focaliser sur ce problème d’une façon réaliste peut entraîner une mort certaine dans les mains des racistes blancs.

La communauté noire aux U.S.A. n’a pas encore affronté consciemment la logique ahurissante, le choc et la peur dénaturante qui suivirent l’assassinat de presque tous les leaders mâles noirs courageux : Malcolm X, Martin Luther King, Jr., Whitney Young, Medgar Evers, Fred Hampton, sans parler de l’holocauste de Jonestown de la Guyane (1000 noirs massacrés avec la complicité du gouvernement américains). Depuis ces événements, les Noirs refusent d’affronter la réalité meurtrière de la suprématie blanche. La lutte pour la justice, la lutte pour le pouvoir des noirs est perçue à travers un miroir déformant, parce que les Noirs ont peur ! Depuis la mort de tous ces hommes noirs qui étaient tous conscients de la nécessité de résiste, de détruire la suprématie blanche, la rhétorique venant de la communauté noire est celle de la soumission, de la coopération avec la dynamique raciste. On se contente d’énumérer simplement les doléances, gardant l’illusion que dans un système de suprématie blanche, les Noirs et les non-Blancs peuvent former une communauté homogène. Par contraste, Malcolm X et les autres ont démontré que la conséquence certaine de la résistance est la mort. La population noire a refoulé la peur de mourir par la logique protectrice  qu’il n’existe plus de problème de suprématie blanche, excepté en Angleterre et en Afrique du Sud, que le racisme n’existe presque plus aux U.S.A. On prétend d’ailleurs, que la seule source de stress au sein de la communauté noire provient des Noirs qui rejettent d’autres Noirs (mâle contre femelle, femelle contre mâle, femelle contre femelle, mâle contre mâle), ou de la soi-disant bourgeoisie noire contre les soi-disant couches inférieures ! La vérité est que la notion de classe réfère non seulement à l’argent mais au pouvoir exercé. Et puisque tous les noirs sont opprimés par le système raciste, aucun ne détient le moindre pouvoir. Par conséquent, il n’existe pas de classe parmi les Noirs !

Pour revenir à la question de la logique de défense des Noirs, la logique décrite ci-dessus reflète la haine de soi noire. Cette haine de soi est intensifiée et renforcée par une augmentation de suicide noir, de l’homicide noir par des Noirs, des sévices sur enfants noirs, sur épouses noires. Outre ces comportements, d’autres comportements se manifestent, qui provoquent un état semi-hypnotique : taper des mains et claquer des doigts d’une façon rythmée, chanter, danser, jouer excessivement la musique « rock », écouter la radio, pousser des cris déchirants à l’église. Ces comportements des Noirs ont l’effet de calmer la douleur, de faire oublier le danger qu’ils ne peuvent pas contrôler. Bien sûr, cela ne sert qu’à éviter les problèmes et empêcher les solutions. Certains Noirs pensent échapper à cette situation en faisant des mariages mixtes. Mais on doit se rappeler que les plus célèbres cas de mariages mixtes entre les Sémites et Aryens en Allemagne eurent lieu juste avant l’Holocauste. On considéra néanmoins les Sémites de religion juive comme des non-Blancs, à cause de leur origine africaine (voir chapitre 18). Pareillement, certains Noirs épousent la cause marxiste et s’identifient au prolétariat. Mais ils ne voient pas que Marx, un Sémite (non-Blanc), fut lui-même victime de l’anti-Sémite.

Un tiers des Sémites du monde a péri dans l’Holocauste, mais Karl Marx n’a pas parlé de leur horrible sort potentiel, pour la simple raison qu’il n’a pas compris la confrontation entre Blancs et non-Blanc.Il ne s’est pas rendu compte qu’en tant que Sémites (non-Blancs) les Juifs se trouvaient en dehors de la notion de classe (supérieur, moyenne, inférieur) qui est un concept blanc référant à un rapport de pouvoir. Donc, les Noirs se leurrent en pensant qu’il y a des ouvriers blancs qui veulent s’unir aux non-Blancs par communauté d’intérêts ; il n’y a pas de preuves pour soutenir une telle idée.

Ainsi donc, les Noirs doivent admettre clairement leur peur de mourir en se dressant contre le système de suprématie blanche mondiale. Alors, les ordinateurs de cerveaux collectifs cesseront d’imprimer des modèles inefficaces de la pensée circulaire, qui est la logique de la peur et de l’évasion. Suivra une analyse rigoureuse et efficace de la dynamique de la suprématie blanche et les moyens de la neutraliser. Pour parvenir à cette domination de la peur de noire, il suffit de cultiver le respect de soi individuel et collectif. Résoudre le problème de l’oppression politique et sociale revient à résoudre  le problème d’une maladie corporelle. Il est essentiel de bien diagnostiquer le problème par l’observation, l’examen médical, et les tests cliniques divers. Le diagnostique comprend un résumé des modèles spécifiques de dérangement physiologique et une formulation des causes majeures et mineures. Un programme de traitement et cure est proposé, basé sur des mesures prises pour neutraliser les causes et empêcher la maladie de survenir à nouveau. Il existe des dynamiques environnementales externes qui agissent sur le corps sain et le corps malade ; un bon médecin se doit de se mettre au courant et de bien observer toutes les données avant de faire son diagnostic.

En tant que Noirs, si nous n’avons pas confiance en notre capacité de faire nos propres observations de Noirs, nos propres analyses de Noirs et nos plans d’action de Noirs, pourquoi parler de la libération noire ? Il ne faut jamais attenté à l’indépendance de ceux de qui on dépend si l’on se sent éternellement dépendant, car se serait le suicide. Même si nous gagnions l’indépendance, l’état de dépendance prendrait le dessus étant donné notre état d’âme. D’ailleurs, si en tant que Noirs, nous nous croyons vraiment inférieurs aux Blancs, si nous nous croyons vraiment incapables de faire nos propres observations et établir nos propres corrélations, disons le tout haut : « Les Noirs sont inférieurs aux Blancs ! ». Si nos savants noirs du comportement social, nos hommes politiques noirs, nos psychiatres noirs sont incapables de diagnostiquer la situation mondiale des Noirs, si les médecins noirs sont incapables de soigner leurs patients, si les avocats noirs, les instituteurs noirs sont incapables de remplir leur fonction, autant capituler et s’adresser aux Blancs ! Autant demander à toutes les femmes noires d’épouser des Blancs et à tous les hommes noirs d’épouser des Blanches.

Si nous ne voulons pas, en tant que communauté noire, conclure que nous sommes des incapables, alors levons-nous et résolvons le problème de l’oppression des Noirs sous la suprématie blanche ! Que chaque personne noire se fasse un devoir de savoir et comprendre comment la dynamique de la suprématie blanche s’exprime dans tous les domaines de l’activité humaine : économie, éducation, divertissements, législation, travail, politique, religion, sexe et guerre.

(Résumé français de Lillie Trent)

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 13: Le Concept et la Couleur de Dieu et l’Equilibre mental des Noirs (1979)

La vaste majorité des peuples du monde ont une conceptualisation d’une croyance en l’existence de Dieu (quel que soit son nom), la force suprême (être suprême) responsable de la création de l’univers. Ils lui vouent leur culte, leur dévotion et leur obéissance, en se conformant à des rites qui ont évolué au cours de milliers d’années. Les enfants y prennent part dès le bas âge, et avant même de comprendre, ils reconnaissent Dieu (ou un dieu). Cette reconnaissance et cette pratique font partie intégrante du concept et de l’image de soi en relation avec l’environnement total, et également en relation avec une obéissance à l’être suprême.

L’image et le concept de soi formés dans l’ordinateur du cerveau de chaque être, viennent de la totalité de l’expérience de l’environnement depuis la naissance ; les comportements, à leur tour, évoluent à partir de l’image et du concept de soi. En tant que clinicien pratiquant, ma définition de l’équilibre mental est comme suit : les modèles de logique, de pensée, de discours, d’action et de réponse émotionnelle dans tous les domaines de l’activité humaine, reflètent simultanément le respect de soi et du groupe, ainsi que le respect de l’harmonie dans l’univers. Qu’est-ce que le concept et la couleur de Dieu ont à voir avec l’équilibre mental des Noirs ? TOUT !

L’oppression des Noirs et des non-Blancs signifie qu’ils n’ont pas d’autodétermination, qu’ils n’ont pas de respect de soi fonctionnel. Dans tous les domaines de l’activité humaine (économie, éducation, divertissements, travail, lois, politique, religion, sexe et guerre), les non-Blancs sont constamment infériorisés par le système global de la suprématie blanche. De là découlent des niveaux assez bas de respect de soi et des comportements négatifs. Le concept et la couleur de Dieu relèvent du domaine de la religion, quoique tous les domaines d’activité humaine fusionnent. Le christianisme est le modèle de pensée religieuse créé par la suprématie globale. Les modèles de pensée économique créés par la suprématie blanche sont : le capitalisme, le communisme, le socialisme, et le « multi nationalisme ». Cette même suprématie s’organise politiquement comme suit : la démocratie, le nazisme, l’hégémonie soviétique, le fascisme, et le nationalisme.

Malgré le fait historique que Jésus fut un Noir (ex : les vierges noires tenant dans leur bras le fils, Jésus), l’église chrétienne a changé l’image ; Marie est devenue blanche et Jésus également (son nom changé en « Christ »). Si Jésus est le fils de Dieu, alors Dieu doit être Blanc, (selon la logique blanche). Depuis deux mille ans, tous les ordinateurs du cerveau (à l’échelle du monde) sont programmés pour reconnaître un Dieu blanc, être suprême, parfait, sage, bon créateur de l’univers. Comme les Blancs dominent les non-Blancs et font du prosélytisme (par leurs missionnaires) mondial pour implanter cette image d’un Dieu blanc (d’autant plus que le christianisme va de pair avec la conquête blanche), tous les non-Blancs du monde entier finissent par accepter qu’effectivement, Dieu est un Blanc ! Un Noir qui se considère chrétien doit accepter cette image de Dieu (les faits historiques ayant été cachés,  niés, refoulés depuis longtemps par les Blancs). Comment un Noir (ou autre non-Blanc) peut-il se libérer de cette image de Dieu ? Comment peut-il libérer de l’oppression blanche ? Et s’il arrive à se libérer de l’idée d’un Dieu blanc (dans l’ordinateur de cerveau), en quoi ou en qui va t’il croire ?

N’oublions pas que les Blancs furent à l’origine des mutants (albinos) issus des peuples noirs d’Afrique. Chassés, isolés, ils migrèrent au Nord (l’Europe) pour éviter les rayons puissants du soleil, mais ils sont revenus en conquérants (et beaucoup d’entre eux se sont mêlés aux populations noires d’Afrique et du Proche Orient, puisqu’ils désiraient avoir une peau de satin ou peau brune dorée). La psyché blanche n’a pas pu tolérer un concept de quelque chose de supérieur à elle, même pas un Dieu ! De plus, elle en voulait à Dieu de lui avoir légué une peau blanche au lieu d’une peau noire ! Ce sont eux qui cherchent à recréer la vie, (leur quête des gènes à base de mélanine). Ce sont eux qui visent la destruction de l’univers ! L’image miroir du mot « God » est « Dog », et tout le monde sait que le meilleur ami de l’homme c’est le chien (et pas Dieu).

Il n’existe point de configurations d’énergie dans l’univers qui n’émanent pas de Dieu (et qui ne sont pas Dieu). La mélanine est capable d’absorber beaucoup d’énergie, et les Noirs et les non-Blancs en possèdent en grandes quantités. Cette capacité leur permet une supériorité sur le plan de l’intuition, sur le plan de l’énergie (« the power connection »). Jésus, le fils de Dieu, fut bel et bien un Noir, donc pour les peuples non-blancs, DIEU NE PEUT PAS ETRE  BLANC ! Il faut nous enlever cela de notre esprit et de notre ordinateur de cerveau !

Même les Blancs reconnaissent que la couleur noire est essentielle pour communiquer avec la force imminente dans le monde de déité, de justice et de sagesse. C’est pour cela qu’ils fournissent des robes noires aux pasteurs, aux prêtres, aux juges, aux savants. Une fois que les Noirs et les non-Blancs se seront débarrassés des mentalités et des comportements d’infériorité imposés par les Blancs, ils vont pouvoir se connecter à la source de l’énergie et retrouver leur équilibre mental (consciemment détruit par le système global de la suprématie blanche).

Etre Noir et accepter consciemment ou inconsciemment l’image d’un Dieu blanc est la forme la plus haute de négation de soi et de mépris de soi dans les conditions spécifiques de la domination blanche.Une telle perception, réponse émotionnelle ou pensée est démente. Ce processus logique est une garantie que les Noirs (et les non-Blancs) vont idéaliser les Blancs et se sous-estimer. Il faut couper le circuit pour libérer tous les Noirs et les non-Blancs sur la planète maintenant, à l’aube du XXIè siècle !!

 (Résumé français de Lillie Trent)

Frances Cress Welsing, M. D.Chapitre 14: Le Symbolisme et la Signification du Viol (1980)

Une partie de notre héritage en tant que Peuple Noir (africain) est la connaissance du symbole. Cette connaissance pratique comprend la capacité de parler, d’écrire et de décoder le langage et la pensée symboliques. La mélanine est essentielle pour posséder une profonde connaissance du symbole, car elle est capable d’absorber des spectres larges de fréquences énergétiques ou de données.

Le Noir est considéré comme un parfait absorbeur d’énergie (ex. Osiris, « Lord of the Perfect Black »). Einstein a fait des recherches sur l’énergie grâce à sa connaissance en physique de la boite noire et ses expériences sur l’absorption de l’énergie ; les trous noirs dans l’espace cosmique ont de grandes capacités d’absorber toutes les formes d’énergie. Les gens noirs et bruns possédant de grandes quantités de mélanine fonctionnent avec un sixième sens, tandis que les Occidentaux fonctionnent seulement avec cinq sens. Des éducateurs déficients en mélanine ne peuvent apprendre aux non-Blancs à utiliser au mieux qu’une partie de leur système nerveux. Donc, il incombe aux peuples non-blancs de s’assumer et de développer au maximum leur potentiel de mélanine, et ceci par la pratique du « self-respect » (respect de soi).

Ces questions sont nécessaires pour mieux examiner le symbole du viol dans  le système (la culture) de suprématie blanche. Le viol est un comportement injuste et malsain qui reflète un niveau très bas du respect de soi, donc une maladie mentale. Simultanément, le viol reflète des niveaux très bas de respect d’autrui.

La forme la plus courante du viol se manifeste par un mâle qui agresse et impose ses organes génitaux à une femme. On le constate fréquemment dans des situations de détention : prisons, maisons de correction juvénile, institutions psychiatriques qui manquent de personnel de surveillance. Quand il viole, un mâle utilise ses organes génitaux pour prendre de force une personne considérée plus faible que lui. C’est une agression et les organes génitaux servent d’arme !

Dans le monde occidental le viol est courant. Aux Etats-Unis des fréquences très élevées de viol sont relevées dans la population noire où des mâles violent des femmes : mais on constate des fréquences aussi élevées de mâles blancs qui violent des femmes noires. La fréquence de mâles blancs qui violent des femmes blanches est basse. Comme j’ai déjà souligné dans mes articles depuis dix ans, aucun comportement ne peut être bien compris et décodé en dehors du contexte des rapports de pouvoir existant entre les peuples. Dans notre monde actuel, le rapport de pouvoir fondamental est celui du pouvoir blanc contre l’absence de pouvoir non-blanc (noir, brun, rouge, jaune). Les facteurs et les forces derrière l’évolution de cet état de rapports sont les suivants :

1.Les peuples de peau blanche sont une minorité globale

2.La peau blanche est récessive au potentiel génétique dominant producteur de mélanine.

Si les Blancs n’avaient pas établi des rapports de pouvoir/force avec les non-Blancs ils auraient été annihilés. Cette peur d’être annihilé a amené la collectivité blanche à fabriquer, au cours des siècles, des systèmes d’armes horrifiantes et destructrices, et ceci dans le but d’égaliser le pouvoir génétique (dominant chez les non-Blancs, récessif chez les Blancs).

La capacité de décoder les symboles est essentielle pour nous aider à comprendre la signification des armes majeures de destruction inventées par les Blancs, ainsi que leur FORME, qui imite toujours celle des organes génitaux mâles : pistolets, bombes, canons, balles, avions et missiles nucléaires. Le pistolet-mitrailleuse est appelé LE GRAND EGALISATEUR, et un Blanc qui se fait respecter est baptisé « a pistol » (un pistolet) !

Dans la guerre des armes, les deux superpuissances blanches accumulent assez d’armes nucléaires pour empêcher l’annihilation génétique des Blancs mondiaux. Ces armes entourent tous les pays non-blancs. Mais ils mentent et prétendent s’armer l’un contre l’autre. En anglais, « the arms race » veut dire symboliquement la course des peuples violents (blancs) pour s’armer contre l’ennemi (non-blancs). L’anagramme du mot « America » cache la phrase « I AM RACE » ; il ne faut pas oublier que les Blancs sont l’unique groupe sur notre planète qui a développé le concept de race.

De toutes les cultures du monde, l’occidentale (suprématie blanche) a le plus grand taux de mâles qui ressentent leur insuffisance et leur conscience de vulnérabilité génétique et génitale, d’où le besoin de posséder des armes d’agression. Cette culture sans aucun doute, mais en équation le armes et l’agression. La collectivité blanche considère que le mâle noir possède les organes génitaux capables de précipiter son annihilation. En anglais « to blackball someone » (offrir une balle noire) veut dire exclure de la vie sociale. C’est clair si l’on ait lire le symbole.

Par conséquent, les femmes blanches sont conditionnées à voir en tout mâle un violeur potentiel. Mais en même temps ces femmes ont appris à décrire leur idéal d’attrait physique comme étant « tall, dark and handsome » (grand, noir et beau). Une fois sa libération féminine acquise, la Blanche prenait délibérément tous les mâles non-blancs et le mâle noir en particulier. Tout en commettant ces agressions contre des mâles non-blancs, elles ne pouvaient pas admettre leur attirance sexuelle, donc elles créèrent des organisations contre le viol (ex. WAR = « women against rape »). Il y a eu des cas de viol de femmes blanches par des Noirs, mais de tout temps les fréquences de viol femmes noires par des Blancs ont été supérieures.

D’ailleurs, un Noir qui touchait à une Blanche risquait l’incarcération, voire le lynchage, tandis qu’en Afrique et aux Amériques de la Traite, un Blanc violait une Noire impunément.

Le phénomène de mâles noirs qui violent des femmes noires peut s’expliquer par le fait que les Noirs se sentent frustrés et privés de pouvoir dans un système raciste les prenant pour cible. D’ailleurs, les Noirs sont plus stressés que leurs sœurs et leurs épouses, et ils sont jaloux du pouvoir de la femme noire, sans mentionner son dédain (à elle) pour un homme qui ne fait pas souvent le poids. Pour ces raisons, les Noirs violent des femmes noires pour prouver leur dominance sur elles.

Tout cela se passe sans discussion ouverte et sans analyses conscientes, mais des modèles de conduites demeurent et certains les imitent sans réfléchir, qu’ils soient Noirs ou Blancs. Le sexe et la violence sont encouragées, en Occident, par les média (films de violence et sexe) et par la culture du « rock » (ex.., les « Sex Pistols »). Mais les individus ne semblent pas voir la connexion entre les actes de violence sexuelle et le nombre et la forme des missiles, bombes, pistolets et gadgets imitant les organes génitaux mâles.

Dans un numéro du magazine India Today (1-15 août 1980), le lecteur trouvait sur une page un article sur l’épidémie de viols en Inde, et sur l’autre page un article décrivant le développement des missiles et armes d’agression dans le sous-continent de l’Inde. L’association est logique mais inconsciente. L’Inde se trouve être un des pays les plus pauvres du monde. Sa population à peau noire et brune déteste cette peau jusqu’à vouloir blanchir et maintenir le système de caste où les Noirs sont des intouchables. Mais les Blancs, qui y ont instauré leur système de suprématie blanche et de mépris pour le Noir, en sont responsables.

Les mâles noirs cesseront de violer dès qu’ils commenceront à s’estimer et cesseront de réagir inconsciemment aux attaques du système de la suprématie blanche. Ils auront à lutter efficacement pour neutraliser les effets du racisme et chercher à détruire ce système, au lieu de le subir !

(Résumé français de Lillie Trent)

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 15: Le Symbolisme, la logique et la signification de " l’Homicide légitime " pendant les années 1980

La guerre a été déclarée contre la communauté noireet les Noirs ont peur, mais:

1.les Noirs doivent surmonter leur peur.

2.les Noirs doivent comprendre la stratégie de cette guerre déclarée par la communauté blanche.

3.les Noirs doivent réfléchir, analyser, faire des projets.

4.les Noirs doivent pratiquer le self-respect.

5.les Noirs doivent cesser les comportements stéréotypés (gémir, pleurer, se plaindre, quémander, faire le clown, danser, claquer des doigts en chantant, faire rire d'eux, se promener avec des "box" gigantesques en augmentant le volume au maximum).

Nous, les Noirs, nous ne voyons pas la guerre déclarée et engagée contre nous parce que nous avons des blocages, et nous avons peur! Au contraire, notre comportement nous force à avoir une attitude malsaine d'espoir et de soumission, au lieu de faire des analyses saines pour créer des stratégies, des types de comportement bénéfiques à notre race.

Une stratégie majeure dans cette guerre contre la communauté noire est le meurtre  quotidien de mâles noirs par des mâles blancs en uniforme, autorisés à porter des armes; cela s'appelle l'homicide légitime! Et ce n'est que la poursuite de la Guerre de Reconstruction, commencée il y a cent ans, où les mâles noirs furent lynchés et castrés pour que la suprématie blanche soit rétablie (semer la peur parmi les Noirs fraîchement émancipés; défendre "l'honneur" des femmes blanches).

A cause de notre captivité en Afrique et notre asservissement aux Amériques, nous ne comprenons pas très bien le jeu du Blanc, d'où notre ignorance, impuissance, frustration, et incapacité d'agir. Nous avons mis notre foi en  les pasteurs et les églises, et nous avons trop fait confiance au système et aux Blancs au pouvoir.

Il est temps d'utiliser tout notre cerveau/ordinateur: l'hémisphère cérébral droit qui nous permet de mettre en œuvre la rhétorique, le rythme et la rime, ainsi que l'hémisphère cérébral gauche qui nous permet de faire des analyses critiques, de décoder ce qui se passe, et d'organiser des comportements basés sur un respect de soi. Comme dit Mao Tse-Tsung, avant de faire quelque chose il faut bien comprendre sa nature, ses relations avec d'autres choses, les circonstances actuelles et les lois qui gouvernent le tout.

Pourquoi est-ce que la communauté noire (et les mâles en particulier) est attaquée si intensément depuis plus de deux mille ans? Jésus fut un mâle noir lynché par des soldats romains blancs dans la même guerre qui avait déjà été entamée et qui continue.

Quand la communauté blanche locale ou globale se sent vulnérable (par exemple à cause de l'inflation, le chômage, la perte d'une guerre ou l'insurrection d'un peuple non-blanc), le massacre quotidien des mâles noirs et non-blancs est toujours accéléré. Car tous les peuples blancs ont la consigne de lutter pour leur survie génétique globale. De tous les non-Blancs, les mâles noirs ont le plus grand pouvoir d'annihiler génétiquement  la communauté blanche.

Les mâles blancs se maintiennent en forme physiquement et psychologiquement en pratiquant la chasse pour tuer des animaux à peau/fourrure noire ou brune. Par ces tueries renouvelées chaque année, ils détruisent (symboliquement) la menace qui pèse sur leur vie, contrairement aux non-blancs qui, traditionnellement, ne tuent les animaux que pour nourrir ou vêtir leur famille. Aucun mâle noir ne traque systématiquement des Blancs à l'aide de fusils et de chiens, mais c'est une pratique courante parmi les Blancs qui date de la période de la Reconstruction.

Dans le même temps que les Noirs et les non-Blancs se font descendre dans les rues, les communautés blanches resserrent les rangs pour s'entraider. Le capitalisme et le communisme ne sont pas des ennemis, mais plutôt, les deux extrêmes des pratiques économiques et sociales des spectres de la suprématie blanche. Les Noirs doivent se demander qui est le vrai ennemi? Les U.S.A. donnent des subventions et de l'aide financière à tout le bloc communiste sauf les Chinois (des non-Blancs). Les réfugiés cubains blancs sont reçus à bras ouverts tandis que les réfugiés haïtiens sont refoulés! Le système de la suprématie blanche sait qui est le vrai ennemi: toutes les personnes classées comme Noirs ou non-Blancs, et elles sont toujours manipulées ou exterminées.

L'homicide légitime n'est pas seulement le meurtre de mâles noirs dans les rues. C'est aussi priver les familles noires et non-blanches d'aide sociale, de travail et d'éducation. Pour recevoir les allocations familiales, une femme doit prouver que le mâle ne vit pas sous le même toit. Par conséquent, en 1980, plus de 49% des familles noires aux U.S.A. se retrouvaient sans père. Là où la femme noire se retrouve seule à élever ses enfants, non seulement ils sont privés de "rôle model" mais ils vivent dans la misère . Mais ce n'est pas tout. Le génocide des mâles noirs s'accomplit subtilement quand le système raciste encourage leur bisexualité, leur homosexualité, leur abus d'alcool et de stupéfiants, leur incarcération à vie ou à de peines très lourdes, et leur participation à de guerres où ils sont envoyés à l'infanterie pour servir de chair à canon. Le suicide mâle noir s'accroît chaque année.

Les média contribuent à dénigrer les mâles noirs et à miner leur image. Les feuilletons télévisés noirs les plus célèbres des années 1970 et 1980 représentaient les Noirs dans des rôles de clowns, de débiles, de drogués, de nains, de travestis, d'éternels paresseux, renforçant ainsi des "rôle model" négatifs! Le Dr. Shockley (prix Nobel) publiait et commentait sa théorie de l'infériorité génétique (supposée) des Noirs. Tous les éditeurs, propriétaires et cadres supérieurs des chaînes télévisées ou journaux importants sont des mâles blancs.

Quand est-ce que les Noirs vont capter le vrai message (le symbole) au lieu de demeurer aveugles et sourds-muets? Il y a même des Noirs qui sont d'accord avec le Blanc sur le fait que leur race ne vaut rien, et que le seul recourt reste le suicide ou l'extermination (on encourage les femmes comme les hommes noirs à se faire stériliser). Nous pouvons nous en sortir mais il faut réhabiliter l'image du mâle noir pour rendre  sa dignité à la race. Les mâles eux-mêmes devraient refuser les comportements indignes et néfastes et revendiquer leur droit au travail pour faire vivre leur famille. En plus ils devraient servir de "rôle model" positif à leurs enfants (et surtout à leurs fils) et chérir leurs épouses. Les femmes noires, de leur côté, doivent refuser une activité sexuelle avec des drogués, des bisexuels et des mâles qui ne se comportent pas en hommes. Toute la communauté noire doit comprendre que les filles-mères ne font pas de bonnes mères, et cette activité doit cesser! Si les enfants sont mieux encadrés, la promiscuité adolescente diminuera. Enfin, la masculinité noire ne veut pas dire macho et argenté mais plutôt guerrier et soldat contre le système de suprématie qui cherche à exterminer le Peuple noir! Il faut d'autres comportements et d'autres stratégies que ceux qui ont échoué jusqu'ici!!

(Résumé français de Lillie Trent)

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 16: Le Symbolisme des billets de banque et de l'or (1980)

L'ordinateur du cerveau dans lequel l'image ou le concept de l'EGO est programmé à travers l'environnement total en conjonction avec la base génétique et physique, détermine tous les modèles de symboles, de logique, de pensée, d'action, de réponse émotionnelle et de perception dans toutes les sphères de l'activité humaine. L'image de soi est le centre d'où tout émane dans l'ordinateur du cerveau. Donc cette profonde "image de soi" est l'intérêt clé du psychiatre.

Pourquoi devrait-on se concentrer sur des symboles profonds? Parce que derrière les symboles se cache La Vérité. La Vérité, une énergie spécifique dans l'univers crie à être révélée – surtout quand l'hypocrisie et la déception tendent à dominer. Le symbole est le produit de la condensation de l'énergie environnementale. R.A. Schwaller de Lubicz, dans son livre, Symbols and the Symbolic, explique:

La faculté symbolisante de l'intelligence humaine, développée et raffinée dans la culture du temple égyptien et reflétée dans les hiéroglyphes qui nous sont parvenus intacts, est le seul moyen de faire progresser la pensée humaine. Le symbolisme = les moyens intuitifs de surmonter les limitations de la raison et d'accomplir un humanisme plus élevé. L'Egypte et d'autres cultures marquées par la méthode symbolique, éduquaient par des symboles, les structures neurologiques du cerveau maintenant une connexion active et consciente entre les lobes du cortex cérébral et les pulsions et les renseignements subliminaux venant des centres limbaires profonds et anciens.

Dans la civilisation occidentale on n'étudie pas beaucoup les symboles et leur décodage. C'est regrettable, mais à un niveau profond c'est compréhensible. Le décodage du symbole est une activité pareille à celle du physicien qui examine la matière sous un microscope. Dans les deux cas, le processus d'investigation sert à raffiner notre connaissance plus profonde de l'Ego, le libérant ainsi. Pour ce processus, seule est nécessaire l'activité de l'hémisphère cérébral droit et des chaînes neurochimiques sensorielles qui l'alimentent. Comme extension théorique, je suis convaincue que le neuropigment mélanine joue un rôle crucial dans ce système neurochimique. La Mélanine réagit comme un pigment biologique absorbant les données énergétiques dans le système nerveux qui mène spécifiquement à l'hémisphère cérébral droit. La mélanine comme neuropigment a la capacité d'absorber des niveaux d'activité énergétique en dehors des spectres des fréquences énergétiques traités par les cinq sens traditionnels (la vue, le toucher, l'ouïe, le goût et l'odorat) reconnus par la civilisation occidentale, civilisation promue par la collectivité leucoderme qui, elle, n'a pas une quantité suffisante de mélanine dans la pigmentation et le système nerveux et qui, ainsi, a une moindre capacité d'absorber des données énergétiques.

            Examinons quelques points de vue sur l'argent.

1.La Bible(Timothée. 6:11). "Car l'amour de l'argent est la racine de toutes sortes de choses mauvaises".

2.Ernest Becker, Escape from Evil. "Dans l'histoire l'évolution de la monnaie est un chapitre qui reste à écrire, parce qu'elle est ensevelie dans la préhistoire. L'homme moderne semble difficilement comprendre l'argent; il est trop près de lui et fait partie intégrante de sa vie. Néanmoins, l'argent est un objet magique, sacré, sur lequel nous comptons pour notre entrée dans l'immortalité. L'analyse de la monnaie s'obscurcit parce que la monnaie reste encore un mythe vivant, une religion. Comment expliquer autrement ce manque d'histoire de la monnaie malgré les collections massives de monographies anthropologiques, les observations de Platon, d'Aristote, de Saint. Auguste sur les fétichismes de l'argent, les remarques de Marx et enfin de la psychanalyse? On conquiert la mort par accumulation de monuments en pierre et en or qui défient le temps. Ces monuments permettent de découvrir l'âme. L'argent prime; l'immortalité… réside dans les choses mortes qui seules demeurent".

3.Norman O. Brown, Life vs. Death. "Pour l'homme moderne, la maison, la voiture, de gros comptes en banque sont ses symboles d'immortalité. Par exemple, si un Noir aménage dans la maison d'à côté, non seulement votre maison diminue en valeurs immobilières mais vous vous trouver diminué(s) au niveau de l'immortalité visible, et ainsi vous mourez!"

4.Sandor Ferenczi, The Ontogenesis of the Interest in Money. "Tout psychanalyste connaît la signification symbolique de l'argent découverte par Freud… Dans les mythes, les contes de fée, les superstitions, la pensée inconsciente, les rêves, les névroses, la monnaie s'associe à la saleté. Il y a une transformation de l'intérêt anal-érotique en un intérêt monétaire où l'individu peut posséder quelque chose de couleur qui a de la valeur, qui est dur (et non mou), qui est inodore et qui ne salit pas la personne qui le touche".

5.Edmond Bergler, Money & Emotional Conflict. "La névrose de l'argent peut être décelée dans chaque pays, chaque culture, chaque groupe d'une société particulière, d'où l'incapacité de l'utiliser pour mettre en accusation notre système de libre-entreprise, car la névrose de l'argent est un dérivé indépendant de tout système externe."

6.Ernest Beckerdans Escape from Evil, relate un point de vue africain sur l'argent. Un vieux Bantu parle des évolués européanisés de son pays: "Ce sont des hommes de 'lupeto' (l'argent); ils ne connaissent que l'argent, c'est la seule chose qui a de la valeur pour eux. Ils abandonnent leur philosophie Bantu pour une philosophie de l'argent. Cette nouvelle valeur (lupeto) détruit tout".

Pour comprendre ces commentaires, il faudrait examiner de plus près le "self-image" occidental et son origine.

7.Mark Twain, The Damned Human Race (Commentaire sur une assemblée d'indigènes en Inde; leurs costumes, leur teint, etc.):

"… Le teint blanc n'est pas déplaisant quand les Blancs font bande à part. Mais, quand ils entrent en compétition avec des masses de brun et de noir, on doit admettre que nous supportons le teint blanc uniquement parce que nous y sommes habitués. Presque toutes les peaux noires et brunes sont belles mais une belle peau blanche est rare. Dès que les teints foncés s'amassent ils font que les teints blancs par contraste sont décolorés, malsains et parfois mortellement pâles. J'ai constaté ceci au Sud des U.S.A. en regardant les esclaves d'avant guerre (de Sécession). La splendide peau satin des Zulus de Durban me semble s'approcher de la perfection (N.B. Osiris, 'le type même du parfait noir').

8.Roger C. Sharpe, How to Get a tan without frying.

"L'été c'est la saison où l'on fait le tri entre deux sortes de personnes: ceux qui bronzent et ceux qui regrettent de ne pouvoir bronzer… C'est l'heure d'apparaître resplendissant d'un bronzage sain. Admettons le; un beau bronzage vous fait rajeunir, vous donne l'allure sexy, relaxé. Un peu de couleur peut vous amener loin; vous vous sentez mieux et d'autres se retournent pour vous regarder… Mais ceux d'entre vous qui n'ont que de brèves vacances se précipitent sous le soleil avec des résultats catastrophiques – des brûlures. Au Lieu de bien bronzer Vous êtes tout rouge; la peau se desquame, elle vous démange…Donc profitez de conseils de bronzage donnés dans les pages suivantes; les aspects positifs et les dangers. Ainsi vous vous procurerez un bronzage superbe et vous le garderez!"

La mélanine est le pigment noir qui permet à la peau de paraître autre que blanc (noir, brun, rouge, jaune). La coloration par le pigment de mélanine est normale pour la famille "humaine" ("hue-man = homme teint, donc humain). Les Blancs rejettent leur peau blanche et c'est pour cela qu'ils souhaitent bronzer à toute occasion, jusqu'à se ruer dans les salons de bronzage: "Bronzer à tout prix! Si bronzer doit me tuer, au moins je ferais un joli cadavre!"

La collectivité globale blanche désire avoir une peau qui brille, une peau satin, noire ou bronzée, une peau qui ne montre pas la carence du pigment de mélanine. L'expression l'habit fait l'homme, implique qu'il faut se couvrir, cacher sa peau blanche (et à défaut, bien se maquiller).

Lors du scandale du Watergate aux U.S.A. (le pays par excellence de l'organisation globale blanche), un président s'est vu obligé de démissionner à cause d'un comportement honteux. A la même époque, sur tous les campus universitaires, des mâles blancs faisaient du "streaking" (apparaître en plein air, en plein public, tout nu, courir, et puis se cacher). Symboliquement, cela veut dire que dans l'ordinateur du cerveau de la collectivité blanche, le corps blanc nu égale la honte.

Pareillement, les "topless" et "bottomless" bars furent à la mode lors de la défaite du Vietnam (une grande honte pour les américains). Au fur et à mesure que l'Amérique perd de son prestige mondial la pratique du nudisme se répand!

Examinons maintenant un billet d'un dollar. Le papier original est blanc. Au recto l'imprimerie et la gravure sont faites à l'encre verte sur papier blanc. Au verso l'imprimerie et la gravure sont faites à l'encre noire sur papier blanc. Autre symbole sur le dollar: la pyramide africaine et l'œil divin d'Osiris. Osiris était le type même du parfait noir. L'expression "la monnaie ne pousse pas sur les arbres", signifie une pénurie. Mais à un niveau psychique plus profond, la monnaie de papier équivaut aux feuilles d'un arbre, les "greenbacks". Dans la culture occidentale, les billets de banque sont l'équivalent symbolique des feuilles de figue, feuilles qui furent utilisées pour couvrir les organes génitaux des corps blancs d'Adam et Eve, pour couvrir leur nudité et leur honte! La face du dollar imprimée en noir représente symboliquement (et dans l'inconscient) la peau noire (pigment de mélanine) que les Albinos ou les Blancs auraient dû posséder, n'eût été leur défaut génétique d'albinisme (la raison pour laquelle ils ont été expulsés d'Afrique par leurs parents noirs).

Ce n'est pas un accident qu'à Washington, D. C., capitale du système global de la suprématie blanche, la grande majorité de la population soit composée de Noirs et que la monnaie soit imprimée en majorité par des ouvriers noirs. Autrement dit, des "black backs" produisent des "greenbacks" qui équivalent aux black backs. Dans l'esprit de la communauté blanche, les Blancs devraient posséder des dos noirs (black backs), et ils ne devraient pas avoir recours aux "greenbacks" pour couvrir leurs dos blancs. C'est le même constat qui fait que les Blancs veulent bronzer, comme si la couleur du bronze (noir) était leur véritable couleur!

 

Dans le ghetto noir on dit souvent "Give me some skin!" pour dire serre-moi la main, mais l'implication est donne-moi de l'argent! Les Noirs, qui vivent avec la communauté blanche, ont intériorisé sur le plan de l'inconscient, l'argent en tant qu'objet servant à camoufler la peau blanche détestée.

9.Herb Goldberg et Robert Lewis constatent dans Money Madness: "Les études sur les "self-made men" richissimes révèlent un taux élevé de décès ou de divorces de leurs parents, d'où leur insécurité. Très jeunes, ces hommes ont décidé d'accumuler suffisamment d'argent pour qu'ils ne soient plus jamais abandonnés. N'y a t-il pas un parallèle avec les mutants albinos qui ont crée la civilisation et la culture occidentales?"

Une fois la symbolique de l'argent dans la culture de la suprématie blanche décodée, les phénomènes des jeux d'argent, les cycles de l'inflation monétaire et d'autres comportements occidentaux peuvent être mieux compris.

L'Argent, comme les feuilles de figue, est la couverture symbolique de la honte corporelle blanche, et il est conçu pour donner un semblant de valeur quand aucune valeur n'est présente. Dans la psyché occidentale blanche, l'argent possède une haute valeur (ce qui revient à dire que le Blanc est génétiquement supérieur). Néanmoins, puisque dans la réalité profonde, l'argent est conçu pour couvrir la honte corporelle blanche et représente la honte, la vraie valeur de l'argent sera toujours sujette à des hausses et à des baisses. Donc, en réalité l'argent est sans valeur et dégradé (ce qui revient à bronzer la peau blanche après avoir dit que le Blanc est supérieur). Ceci reflète le fait que les Blancs, tout en disant qu'ils sont supérieurs, se sentent inconsciemment inférieurs à la majorité globale à peau de mélanine.

Dans le phénomène hautement symbolique des jeux d'argent, on tente d'obtenir de l'argent à cause de sa valeur présumée. Cependant, la réalité des jeux est non de gagner mais plutôt de perdre de l'argent et d'être disgracié - - ceci révélant la honte corporelle blanche, au sens littéral et au sens figuré. Pendant les récentes crises monétaires, des Blancs riches se suicidèrent (ayant perdu leur couverture pour la honte blanche), mais les Noirs et les gens de couleur n'en firent pas autant pour deux raisons:

1.Ils n'avaient pas d'argent à perdre et

2.psychologiquement leur pigment de mélanine les préservait de la honte corporelle fondamentale.

En décodant le symbolisme de l'argent, on peut mieux comprendre pourquoi Freud et ses disciples associèrent l'argent à la matière fécale et à la saleté, qui sont brunes ou noires. La psyché blanche ne peut pas voir que l'argent est la couverture pour la honte corporelle blanche. Donc, elle déplace l'association de l'argent avec le pigment de mélanine pour associer l'argent avec l'unique autre pigment brun ou noir produit par le corps, le coprobilirubins, responsable de la couleur de la matière fécale. Les psychiatres, et surtout les Freudiens, disent qu'un enfant noir (et les Noirs en général) se déteste parce qu'il est la couleur des fèces. La psyché blanche dit consciemment qu'elle désire bronzer comme les fèces au lieu d'admettre le désir de posséder le pigment de la mélanine et d'être comme les Noirs que les Blancs, par compensation psychologique, doivent dégrader.

Cela explique en plus, pourquoi pendant l'acte sexuel, certains Blancs aiment être enduits d'excréments humains. Pareillement, on comprend la signification des mots communs à tous les niveaux "shit" (merde) et "shithead" (merdeux). Cela explique aussi pourquoi, au niveau de l'inconscient, les Blancs pensent que les Noirs n'ont pas besoin d'argent autant qu'eux!

(Résumé français de Lillie Trent)

Frances Cress Welsing, M. D.

Chapitre 17: Le Symbolisme de la Boxe (1982)

 

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